Mais une règle clé régit sa gestion : 80 % des paiements sont gérés par les États eux-mêmes. L’UE transfère les fonds, et les administrations nationales les distribuent. Cela signifie que la Cour des comptes européenne ne peut pas tout contrôler directement.
Dans son rapport de 2023, elle conclut que 4,3 % des paiements (soit 4,1 milliards d’euros) sont entachés d’erreurs. Mais surtout, elle ne peut pas certifier la légalité et la régularité de 723 milliards d’euros, soit près de 60 % du budget examiné. Pourquoi ? Parce que les systèmes de contrôle mis en place par les États sont jugés insuffisants, incohérents ou mal appliqués.
Des erreurs, des fraudes, et des contrôles en lambeaux
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