L’un des passages les plus marquants évoque une nuit passée à Tel-Aviv. Alors qu’il sort de sa douche, une sirène retentit : l’alerte à la bombe. Pris de panique, il se réfugie dans le miklat, l’abri anti-missiles de son appartement. “Je m’écroule contre le mur. Nu. Entièrement nu. Accroupi sur un sol froid, le dos glacé, le rythme cardiaque affolé”, écrit-il. Une image qu’il hésitait à inclure dans son livre, mais qu’il a finalement conservée, estimant qu’il ne pouvait pas raconter à moitié cette descente aux enfers.
Les séquelles ne sont pas seulement physiques ou politiques, elles sont aussi intimes. Arthur confie que son couple avec Mareva Galanter, son épouse, a traversé de fortes turbulences. L’ancienne Miss France se serait sentie isolée face à ses angoisses et à son combat public. Le roman revient aussi sur son filleul Noam, parti combattre au front et revenu marqué à jamais. “Un gouffre. Un noir dur, compact, insondable. Ce n’est plus un regard. C’est une cicatrice”, décrit-il, bouleversé.
Arthur utilise l’écriture comme catharsis
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