C’est au consulat d’Algérie, à Nanterre, qu’Amel Bent a été officiellement reconnue comme ressortissante algérienne. Une scène immortalisée dans une vidéo TikTok où l’on voit l’artiste exprimer, avec émotion et fierté, la portée de ce moment. « Ce n’est pas les papiers qui font l’amour ou la fierté », dit-elle. « Mais aujourd’hui, je suis fière d’avoir mes papiers. »

Ce geste vient clore un long parcours intérieur, une quête de réconciliation avec une partie d’elle-même qu’elle avait longtemps mise à distance. Elle remercie chaleureusement le consul pour l’avoir accompagnée dans cette démarche, et affirme avec assurance : « Je suis fière d’avoir deux maisons, et en Algérie, je me sens chez moi. »
Une chanson comme catharsis : « Merci Monsieur »
Ce chemin vers le pardon, Amel Bent l’avait déjà amorcé en musique, dans son album Vivante (2021), et plus précisément dans la chanson « Merci Monsieur », dédiée à son père. Elle y évoque la complexité du lien brisé, le mélange de colère, de douleur et de compréhension qui finit par émerger avec le temps. Ce morceau marque une étape décisive dans son évolution personnelle : « La maturité et les discussions avec les miens m’ont donné un nouveau regard sur cette partie de mon histoire », confiait-elle à Télé 7 Jours.
La maternité comme révélateur
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