« Petite, je ne me posais même pas la question de mes origines », confie la chanteuse. « Ma grand-mère était la garante de cette mémoire. Elle portait en elle l’histoire, les traditions et tout ce qui me reliait à l’Algérie. » Lorsqu’elle évoque sa disparition, Amel Bent peine à contenir ses larmes, rappelant que sa grand-mère était pour elle « sa maison », un lieu de réconfort, d’amour et de paix. « Quand je ne me sentais pas bien, quand j’avais besoin de m’évader, la porte était toujours ouverte. J’avais mon lit, mon plat préféré dans le frigo. Elle a toujours été ma deuxième maison. »

Une promesse d’amour et de racines

Avant de mourir, sa grand-mère avait exprimé un dernier souhait : reposer à Oran, aux côtés de sa mère, de son père et de son mari. Cette volonté a profondément marqué Amel Bent. En la réalisant, elle a ressenti le besoin de garder un lien concret avec sa terre d’origine. « Après l’avoir enterrée là-bas, j’ai eu envie d’avoir un double des clés de cette maison-là aussi », explique-t-elle avec une tendresse infinie.

La quête d’une double nationalité

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