L’argent généré par les écoutes du “Mal-Aimé” de Claude François grâce à la pub de Noël d’Intermarché va-t-il directement dans les poches des héritiers ?
Récemment interrogé par Paris Match, Claude François Jr l’a avoué : il ne s’”attendais pas” à un tel succès. Encore moins à ce que les écoutes du “Mal Aimé” chanté par son père bondissent à ce point. Il ne sait d’ailleurs pas, pour le moment, combien cela pourrait générer en termes de revenus. Si aucun chiffre n’a donc été avancé pour le moment, quelques estimations sont possibles. Et il faut, pour cela, comprendre comment fonctionne le système quand une chanson comme “Le Mal Aimé “est utilisée dans une publicité ou massivement écoutée en streaming.

Il faut prendre en compte que chaque écoute sur les plateformes génèrent des royalties de streaming. Des revenus distribués par des sociétés de gestion collective (en France la SACEM, à l’étranger d’autres organismes) qui sont ensuite versés aux ayants droit ou aux héritiers selon les parts qu’ils détiennent dans les droits de composition et d’interprétation de la chanson. Lorsqu’une pub utilise une chanson, la marque (ici Intermarché) doit également payer une licence de synchronisation (sync license) pour utiliser la composition (paroles + musique), mais aussi l’enregistrement original. Cette licence se négocie en amont de la diffusion et peut être plus ou moins élevée selon l’usage qui est fait de la chanson, sa notoriété, sa durée et son territoire de diffusion.

“On ne partira pas en jet avec ça”

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