la communication entre cellules du système nerveux
la régulation de l’activité de plusieurs enzymes
le maintien de l’équilibre métabolique général
Une expérience sur des souris montre un effet spectaculaire
Pour tester cette hypothèse, les chercheurs ont utilisé des souris génétiquement modifiées afin de mimer certains traits de la maladie d’Alzheimer. Ils leur ont injecté régulièrement un composé nommé NaGYY, qui transporte du sulfure d’hydrogène et le libère lentement dans l’organisme, pendant douze semaines. A l’issue de cette période, les tests de mémoire et de motricité ont montré une amélioration d’environ 50 % par rapport aux souris non traitées. “Les résultats ont montré que les conséquences comportementales de la maladie d’Alzheimer pouvaient être inversées en introduisant du sulfure d’hydrogène”, a détaillé l’équipe de recherche.
Au niveau moléculaire, les travaux décrits par Science et Vie se concentrent sur une enzyme clé, GSK3β. Quand les niveaux de H₂S chutent, cette enzyme devient incontrôlable et se lie trop fortement à la protéine Tau, ce qui favorise la formation d’amas dans les neurones. “Cela conduit à la détérioration et à la perte progressive de la cognition, de la mémoire et de la fonction motrice”, explique encore l’équipe de recherche. Rétablir un niveau suffisant de H₂S grâce à NaGYY semble stabiliser GSK3β, limiter les agrégats de Tau et préserver les capacités cognitives dans ce modèle animal.
Sentir ses propres pets, une vraie prévention d’Alzheimer ?
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