Face à la tempête, Emmanuel Macron semble incapable de s’éloigner du tumulte intérieur. Alors que la scène internationale, en proie à des crises multiples, devrait accaparer toute son attention, il continue d’intervenir dans la politique nationale depuis l’étranger — en violation de la tradition républicaine. De Charm el-Cheikh à la Slovénie, il multiplie les déclarations contradictoires, se présentant tour à tour comme garant de la stabilité, tout en ayant lui-même provoqué l’instabilité depuis sa réélection de 2022.

La dissolution de 2024, perçue par beaucoup comme une fuite en avant, a précipité la France dans un chaos politique inédit. Les institutions paraissent paralysées, le dialogue rompu, et la majorité divisée. Même son Premier ministre, Sébastien Lecornu, à qui il avait promis « carte blanche », se retrouve pris dans un piège politique. En commentant depuis la Slovénie la réforme des retraites comme « un simple décalage » plutôt qu’une suspension, Emmanuel Macron a sapé la crédibilité de son propre chef de gouvernement, condamné à agir dans le vide.

Le crépuscule du macronisme

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