Le contraste entre la ferveur des débuts et la lassitude d’aujourd’hui est saisissant. Le macronisme, qui promettait un souffle nouveau fondé sur l’audace, l’unité et l’efficacité, s’est transformé en une gestion technocratique sans vision. L’idéalisme du « en même temps » a cédé la place à la confusion permanente, à la perte de repères et à l’épuisement des forces politiques qui l’ont porté.
Les figures montantes du mouvement — de Gabriel Attal à Édouard Philippe — s’efforcent désormais de se démarquer du président tout en portant l’héritage de son bilan. Ils tentent de sauver leur avenir politique, mais comme le note l’article, « ils auront à la fois la défaite et le déshonneur ». Aucun d’entre eux ne semble capable d’incarner une vision nouvelle ni de rompre réellement avec un système qu’ils ont contribué à bâtir.
Une page se tourne
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