À ses débuts, le macronisme revendiquait une énergie spirituelle et réformatrice, un optimisme porteur d’avenir. Il ambitionnait de dépasser les clivages et de réconcilier les Français autour d’un projet de progrès. Mais aujourd’hui, cette lumière s’est éteinte. Jean-Michel Blanquer résume cette dérive en parlant d’un « pilotage à vue, sans vision et sans valeur ». La France, autrefois promise à un renouveau, semble désormais errer sans cap, prisonnière d’une présidence usée et d’une idéologie à bout de souffle.
Le macronisme n’est plus une promesse, mais un avertissement. L’histoire retiendra peut-être moins son audace que sa chute — celle d’un homme et d’un mouvement qui, faute d’avoir su se réinventer, ont fini par se consumer de l’intérieur.
